Deux fois

21 03 2016

Où étais-je quand tout ça c’est passé? Le sable coulant entre mes doigts comme dans un sablier. Le temps perdu à ne pas comprendre, à accepter. J’entends encore ce même silence, plus rien ne change, mais plus rien n’est pareil. Je tends l’oreille sur mes souvenirs, j’ai pourtant tout fait, trop fait? Tout fait. J’ai dansé comme si tu étais maitre, j’ai dansé pour suivre, pour battre la mesure, me faire battre sur mesure. Je me suis retrouvé dans le ballant d’un pendule qui était déjà passé, qui ne tardait pas à revenir, si vite. Tes tics, mes tocs, tes tacs, mes tics, sans arrêt, jusqu’à maintenant. Plus rien ne bouge, plus un son, plus l’ombre d’un doute, tu ne bats plus pour moi, où étais-je quand ça c’est passé, quand as-tu appris à m’oublier, et pour qui? C’est déjà le moment? C’est revenu si vite, c’est tellement cyclique, plus deux, moins deux, je croyais qu’on était heureux. Plus deux, moins deux, tu repars d’où tu étais venu, je reste où je suis. Qu’as-tu appris dans ton sommeil? N’est-ce pas là que tu te réfugies tout le temps? Sommeil, silence, je suis confus parfois. Tout ce sable entre mes doigts, deux plus deux, puis encore toi. Je me suis ennuyé de la mer, je me suis soudainement ennuyé de la mer, de son odeur, de son sel. Tout ce sable, j’ai creusé et remplis de mes larmes. Pourquoi y es-tu allé sans moi, sans me le dire, sans même m’en parler, sans me faire signe de la main, m’avertir que je me noyais, juste me le dire avant que je t’en parle, avant lui sans moi. Où étais-je encore une fois, seul chez moi, regardant au loin le pendule qui revenait m’écraser la figure?


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Une réponse

23 03 2016
France

Espérant que ce beau texte te console un peu

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